SOS Casinos français en détresse !

Le secteur des casinos français enregistre un recul de chiffre d’affaires de 3,5% depuis le début de l’année 2014. Les leaders du domaine du jeu français tels que le groupe Joa, Partouche ou encore Lucien Barrière tentent tant bien que mal de garder la tête hors de l’eau. À force de renégociation de dette, ou encore de prêts ou de nouveau projet pour huiler la machine et la remettre à flot, alors que certains retardent l’échéance, les autres mettent la clé sous la porte.

Une série de déboires…

C’est une mauvaise passe pour le domaine du jeu en France, lorsque le top trois des casinotiers français traverse une période creuse. Le groupe Joa, qui enregistre en fin d’année un recul du Produit Brut des Jeux (PBJ) de 170 millions d’euros, vient officiellement de se faire racheter. La vente du groupe, à la tête d’une vingtaine de casinos en France, est survenue suite à la renégociation de sa très lourde dette de 330 millions d’euros. Les deux principaux actionnaires du Groupe Joa, à savoir Bridgepoint et Loto Québec ont été remplacés par le fond d’investissement britannique Alchemy capital et le financier nord-américain Davidson Kemprer. Une partie de la dette du groupe Joa a été transformée en capital - réduisant la dette du groupe au montant de 120 millions d’euros. Les nouveaux actionnaires se sont accordés sur une restructuration des activités de la société. La restructuration consiste à allouer 30 millions d’euros de crédit pour l’ouverture d’un casino à Seyne-sur-mer pour 2016.

« Le groupe Joa, qui enregistre en fin d’année un recul du Produit Brut des Jeux (PBJ) de 170 millions d’euros, vient officiellement de se faire racheter. La vente du groupe, à la tête d’une vingtaine de casinos en France, est survenue suite à la renégociation de sa très lourde dette de 330 millions d’euros.».

En ce qui concerne le Partouche, le groupe a été placé sous mandat pour renégocier sa dette en même temps que son programme de cession d’établissements. La dette du groupe Partouche passe donc de 170 millions d’euros à 230 millions d’euros. Quant au troisième leader casinotier français, le groupe Barière, celui-ci obtient un prêt syndiqué de 325 millions d’euros auprès d’un cercle d’investisseurs, avec modalités de remboursements d’ici à 2018. Suite à ce rebondissement financier, le groupe Barrière a confié ses intentions de recentrer ses efforts vers le développement de l’hôtellerie, débloquant ainsi une enveloppe de 200 millions d’euros, pour tenter de remédier à un chiffre d’affaire en net recul.

…qui reste justifiée

Vous nous direz, que c’est une avalanche de mauvaises nouvelles que l’on vous rapporte. Oui, cependant, en vous rafraichissant la mémoire, vous vous apercevrez que ces casinotiers ne s’en sortent pas si mal que ça, malgré toute une série d’obstacles ! Premièrement, depuis 2006, les contrôles d’identité obligatoire à l’entrée des casinos a fait reculer les taux de fréquentations. Deuxièmement, un an plus tard en 2007, la législation sur l’interdiction du tabac dans les lieux publics, à d’autant plus réduit la clientèle des casinos. En termes de chiffres, ces changements imposés aux casinos se sont traduits par une perte de 20% des revenus d’après le Fédération des casinos de France. De plus, lors de la crise économique de 2008, de nombreux casinotiers ont fait le pari fou de profiter de la crise afin de construire des établissements supplémentaires en espérant remplir leur caisse à l’issue de la crise. On admire l’audace, cependant les résultats espérés ne sont pas au rendez-vous.

Enfin, le succès incontestable des multiples casinos en ligne à succès a relancé la compétition. En effet, entre un casino terrestre situé à minimum 50Km de chez vous, et les plus belles salles de casinos virtuelles à 5 secondes sur votre ordinateur il n’y a pas photo ! Les casinotiers français se doivent de réagir, et de se réinventer afin de faire face à un hiver financièrement glacial en perspective !

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